Projet sur les SPCR abordables

Les objectifs du Projet d’intervention sur les systèmes anti-renversement abordables sont de mettre au point et de tester des structures de protection contre le renversement (SPCR) destinées aux tracteurs, dans le but ultime de concevoir des plans et des procédures qui permettront aux agriculteurs dotés de compétences de base en soudure de construire et d’installer, à même leur ferme, leurs propres SPCR. Ce projet comprend une évaluation des retombées politiques et légales de ce type de structures de protection, de même que l’établissement de stratégies de transfert de connaissances et de pratiques d’excellence dans le but de diffuser les plans et d’évaluer les retombées du projet.

Ce projet implique une équipe nationale de chercheurs, d’analystes et d’experts en application des connaissances provenant du Prairie Agricultural Machinery Institute (PAMI; Humboldt, Saskatchewan), du Centre canadien de santé et sécurité en milieu agricole (CCSSMA; Saskatoon, Saskatchewan), du Collège d’ingénierie de l’Université de la Saskatchewan (Saskatoon, Saskatchewan), de l’Association canadienne de sécurité agricole (ACSA; Winnipeg, Manitoba), du SafetyNet Centre for Occupational Health and Safety Research (St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador), et de l’Injury Prevention Centre (IPC, anciennement connu sous le nom d’Alberta Centre for Injury Control and Research; Edmonton, Alberta).

À l’instar des autres projets du Programme en agrisécurité, l’application des connaissances et la diffusion des résultats de recherche s’effectueront en collaboration avec le CCSSMA, dans le cadre du volet du Programme en agrisécurité consacré à l’application des connaissances. Veuillez consulter les onglets « Mises à jour sur le projet » et « Réalisations dans le cadre du projet » pour obtenir plus d’information sur les activités en cours et sur le matériel visant l’application des connaissances issues de ce projet.

Justification scientifique

Au Canada, la principale cause de mortalité reliée au travail à la ferme est le renversement des tracteurs, qui est responsable de 25 % de tous les accidents mortels répertoriés dans le secteur agricole (SBAC, 2010). Au cours de la période comprise entre 1990 et 2008, 330 agriculteurs canadiens sont décédés lors du renversement de leur tracteur. En 2004, les blessures dans le secteur agricole ont engendré des coûts totalisant 465 millions de dollars (SmartRisk, 2010). Ces coûts tiennent compte des frais de soins de santé, de même que de ceux occasionnés par la réduction de productivité causée par le séjour hospitalier, l’invalidité et la mort prématurée des travailleurs. Une étude récente menée en Saskatchewan sur les blessures à la ferme a relevé que 43 % des tracteurs employés sur les fermes ne possèdent aucune SPCR. Or, tout porte à croire qu’une situation semblable règne dans les autres provinces. Des données provenant de la Suède, de la Norvège, de la Finlande et de l’Allemagne de l’Ouest  montrent que l’obligation de modifier les tracteurs existants en leur ajoutant des SPCR et de doter tout nouveau tracteur de telles structures a permis d’éliminer virtuellement tous les cas de décès associés au renversement de tracteurs (Springfeldt, 1996). Malgré l’importante quantité de données démontrant l’efficacité des SPCR à prévenir la mortalité ou les blessures graves lors du renversement d’un tracteur, le coût de ces structures constitue le principal facteur dissuadant les agriculteurs nord-américains d’en installer sur leurs tracteurs (Sorenson et coll., 2006).

Buts du projet

Ce projet vise à combler une lacune dans le commerce qui fait malheureusement en sorte qu’environ la moitié des tracteurs au Canada ne sont toujours pas dotés de SPCR. Le prix des SPCR offertes dans le commerce, qui varie entre 750 et 2 000 $, dissuade les agriculteurs de s’en procurer pour les installer sur leurs vieux tracteurs (notamment parce que ces vieux tracteurs ne valent qu’environ 2 000 $). Des études menées par le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) et le New York Center for Agricultural Medicine and Health (NYCAMH), deux organisations étasuniennes fort respectées, de même que par le Prairie Agricultural Machinerie Institute (PAMI) et d’autres équipes de recherche ont indiqué que les coûts des SPCR offertes dans le commerce excèdent le montant que les agriculteurs sont prêts à débourser, et que les frais engendrés par le transport, la marge de profit et le travail du fabricant rendent les SPCR trop coûteux dans le cas des vieux tracteurs. Des SPCR construites directement à la ferme à l’aide de dessins techniques seraient considérablement moins coûteuses, ce qui permettrait d’accroître leur adoption et leur utilisation par les agriculteurs.

Pour plus d’information sur ce projet, veuillez communiquer avec Mme Nadia Smith, coordonnatrice du programme, par téléphone au 306 966-1648, ou par courriel à nadia.smith@usask.ca.

Références

 SmartRisk. 2010. The economic burden of injury within the agricultural population in Canada. Toronto : SmartRisk (document non publié).

Sorenson, J. A., May, J. J., Jenkins, P. H., Jones, A., et Earle-Richardson, G. 2006. « Risk perceptions, barriers, and motivators to tractor ROPS retrofitting in New York state farmers ». Journal of Agricultural Safety and Health, 12(3) : 315-326.

Springfeldt, B. 1996. « Rollover of tractors-international experiences ». Safety Science, 24(2) : 95-110.

Surveillance des blessures dans le secteur agricole au Canada (SBAC). 2011. Accidents mortels liés au milieu agricole au Canada de 1990 à 2008. Edmonton : SBAC, Université de l’Alberta. Accessible au http://www.cair-sbac.ca/wp-content/uploads/2012/03/National-Report-1990-2008-FULL-REPORT-FINAL-FR.pdf

Mise à jour pour l’Année 1 (2014-2015)

Au cours de l’Année 1 du projet sur les systèmes anti-renversement abordables, les étapes suivantes ont été complétées :

1. Une recherche de base sur les SPCR destinées aux tracteurs agricoles a été effectuée. Les normes applicables en matière de SPCR de même que les procédures de test ont été explorées. Un certain nombre de projets antérieurs visant la conception et      l’installation de SPCR sur de vieux tracteurs ont été examinés afin de savoir, entre autres choses, quels sont les modèles de tracteurs répandus, quels sont les modèles types et les coûts des SPCR commerciales et construites par des agriculteurs, et à      quel point les agriculteurs sont disposés à installer des SPCR.

2. Les plans du NIOSH ont été étudiés afin d’établir les exigences en matière de fabrication.

3. Le PAMI a commencé à travailler sur son propre modèle de SPCR. Les objectifs et les contraintes ont été définis. Des modèles antérieurs de SPCR et des données provenant de précédents tests de SPCR ont été analysés afin d’établir les charges et les     déformations auxquelles le nouveau modèle devra résister. Commencés plus tôt, des travaux sont toujours en cours afin de déterminer le meilleur moyen de réduire le stress mécanique aux endroits où seront situées les soudures afin que celles-ci         puissent sans danger être d’une qualité moindre que professionnelle.

 4. Les exigences réglementaires en vigueur au Canada en matière de SPCR destinées aux tracteurs agricoles ont fait l’objet d’une revue. En général, chaque province exige que les tracteurs agricoles soient dotés de SPCR, et ces dernières doivent être         conformes aux normes applicables de la CSA.

5. Un avis juridique concernant les questions de responsabilité liées à un programme promouvant la construction de SPCR par les agriculteurs a été obtenu, et différentes méthodes permettant de gérer cette responsabilité ont été examinées.

Prochaines étapes

Lorsque la conception du nouveau modèle sera terminée, un programme pilote sera mis sur pied afin de tester la procédure de construction des SPCR par les agriculteurs. Dix agriculteurs se feront remettre les plans du modèle du NIOSH, et dix autres agriculteurs recevront les plans du modèle du PAMI. Chaque agriculteur devra construire deux exemplaires de SPCR de même modèle conformément aux plans reçus. L’un des exemplaires sera envoyé au PAMI pour être soumis à des tests selon les normes applicables dans le but de déterminer sa robustesse structurelle « tel qu’il a été construit ». Si cet exemplaire de SPCR passe le test, l’agriculteur installera lui-même l’autre exemplaire sur son propre tracteur. Le modèle de SPCR pourrait être modifié au cours du programme pilote s’il s’avère que des améliorations peuvent lui être apportées.

Si le programme pilote est couronné de succès, un processus sera établi afin de mettre en place un programme national destiné à l’ensemble des agriculteurs.

 

Mise à jour pour l’Année 2 (2015-2016)

L’objectif de ce projet consiste à réduire les coûts liés à la construction et l’installation d’une structure de protection contre le renversement (SPCR) destinée aux vieux tracteurs en élaborant et en testant une procédure permettant aux agriculteurs de construire la leur. En permettant aux agriculteurs de fabriquer une SPCR dans leur propre atelier à partir de plans qui leur sont fournis, le prix d’un tel dispositif peut être réduit à environ 250 $.

Les premiers résultats du programme pilote de construction de SPCR par les agriculteurs sont encourageants. Le but de ce programme consiste à tester la capacité des agriculteurs à construire des SPCR destinées aux vieux tracteurs sur leur propre ferme à partir de plans qui leur sont fournis. Le modèle retenu de SPCR a été conçu par le PAMI. Ce modèle de SPCR est rapide, facile et économique à construire, et bien qu’il fasse appel à des soudures de basse qualité, sa robustesse structurale n’est pas compromise. Chaque SPCR est ensuite inspectée et testée au PAMI afin de vérifier qu’elles répondent aux exigences de construction et de déterminer leur robustesse structurale.

Le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) a rendu accessibles au public des plans de SPCR pouvant être installées sur 60 % des vieux tracteurs retrouvés aux États-Unis. Le PAMI s’est penché sur les plans du NIOSH dans le but de les évaluer et d’établir les exigences en matière de fabrication. Un modèle de SPCR conçu par le NIOSH a donc été construit été testé par le PAMI. Bien que très peu de soudures soient requises, ce modèle de SPCR comporte plusieurs composantes et exige certaines procédures qui demandent beaucoup de temps. L’une de ces procédures consiste à plier une lourde plaque d’acier, ce qui nécessite des outils auxquels plusieurs agriculteurs n’ont vraisemblablement pas accès. Il a été établi que la réalisation de ce modèle requiert environ le double du travail nécessaire pour la construction d’une SPCR entièrement constituée de composantes soudées. Pour ces raisons, l’adoption de ce modèle soulève des inquiétudes. Il a donc été décidé que le projet se concentrera désormais sur un nouveau modèle de SPCR soudée. Ce dernier modèle a été conçu par le PAMI dans le souci de réduire sa complexité et le travail requis pour le bâtir.

Un nouveau modèle de SPCR pouvant être adaptée sur plusieurs modèles de tracteurs Massey Ferguson a été conçu par le PAMI. Nécessitant moins de composantes et étant plus simple à construire que le modèle du NIOSH, le nouveau modèle exige cependant des travaux de soudure substantiels. Des mesures ont donc été prises en cours de conception afin d’obtenir une SPCR structuralement robuste sans nécessiter de soudures de qualité professionnelle. Deux prototypes de cette SPCR ont été construits et testés au PAMI durant l’élaboration du modèle. Les plans de fabrication de ce modèle ont été produits.

Le modèle conçu par le PAMI et la procédure de construction de la SPCR par les agriculteurs font l’objet d’une évaluation dans le cadre d’un programme pilote. Les plans du modèle conçu par le PAMI sont remis à des agriculteurs, et il leur est ensuite demandé de construire une SPCR à l’aide de ces plans. Une fois terminées, les SPCR construites par les agriculteurs sont inspectées et soumises à des tests par le PAMI afin de vérifier leur conformité aux plans et de déterminer leur robustesse structurale « telles qu’elles ont été construites ».

Jusqu’à présent, quatre agriculteurs ont construit des SPCR dans le cadre du programme pilote. Le temps qu’a pris chaque agriculteur pour bâtir une SPCR variait entre quatre et huit heures, ce qui leur a paru raisonnable. Le coût moyen de l’acier nécessaire à la construction d’une SPCR n’était que de 144 $. L’inspection a révélé que trois des quatre SPCR ont été construites conformément aux spécifications. Les agriculteurs qui ont construit ces trois SPCR ont chacun utilisé les matériaux appropriés, et celles-ci avaient les dimensions requises une fois terminées. La quatrième SPCR n’avait pas les dimensions exigées et ne pouvait donc pas être installée sur un tracteur. Une procédure normalisée a révélé que les trois SPCR correctement construites étaient structuralement robustes. Toutes les SPCR construites par les agriculteurs avaient une robustesse comparable à celle du prototype du PAMI de même modèle. Les résultats obtenus auprès de ce petit échantillon sont encourageants et suggèrent que les agriculteurs sont capables de construire des SPCR efficaces sur leur ferme à peu de frais; ils indiquent également que les soudures effectuées par des agriculteurs sont adéquates.

Le programme pilote se poursuit avec l’objectif de tester plus de SPCR construites par des agriculteurs. Il est également prévu d’installer quelques SPCR construites par des agriculteurs sur des tracteurs. Le modèle de SPCR pourrait être modifié au cours du programme pilote s’il s’avère que des améliorations peuvent lui être apportées.

Si le programme pilote est couronné de succès, un processus sera établi afin de mettre en place un programme national s’adressant à l’ensemble des agriculteurs.

Mise à jour pour l’Année 3 (2016-2017)

Cette année, trois agriculteurs ont construit des SPCR. Leur inspection a révélé que toutes les trois avaient des dimensions conformes aux limites acceptables. L’intégralité structurale des SPCR a ensuite été vérifiée. Les trois SPCR respectaient les critères du test, présentant une robustesse équivalente au prototype construit par le PAMI. Les résultats fructueux de l’Année 3 s’ajoutent à ceux de l’Année 2, au cours de laquelle trois parmi quatre SPCR construites par des agriculteurs ont démontré leur conformité. Ces résultats sont encourageants et suggèrent que les agriculteurs sont capables de construire des SPCR efficaces à peu de frais sur leur ferme.

Les résultats préliminaires du programme pilote de construction de SPCR par les agriculteurs sont prometteurs. Le but de ce programme consiste à tester la capacité des agriculteurs à construire, sur leur propre ferme, des SPCR destinées à de vieux tracteurs à partir de plans qui leur sont fournis. Le modèle de SPCR a été conçu par le PAMI. Il est rapide, facile et économique à construire, et bien qu’il fasse appel à des soudures de basse qualité, sa robustesse structurale n’est pas compromise. Des plans ont été fournis aux agriculteurs qui ont accepté de participer au programme pilote et de construire une SPCR sur leur ferme. Chaque SPCR est ensuite inspectée et testée au PAMI afin de vérifier qu’elles répondent aux exigences de construction, et de déterminer leur robustesse structurale.

Jusqu’à présent, les agriculteurs ont construit sept SPCR dans le cadre du programme pilote. Le temps nécessaire à chaque agriculteur pour bâtir une SPCR variait entre quatre et huit heures, ce qui leur a paru raisonnable. Le coût moyen de l’acier nécessaire à la construction d’une SPCR n’était que de 157 $. L’inspection a révélé que six SPCR sur un total de sept ont été construites selon les spécifications, en utilisant les matériaux appropriés, et selon les dimensions requises. L’autre SPCR n’avait pas les dimensions requises, ce qui se serait traduit par des difficultés si l’agriculteur qui l’a construite avait tenté de l’installer sur son tracteur. Cette SPCR non conforme n’a pas subi de tests, mais la qualité de ses soudures et sa robustesse structurale semblaient adéquates. Les six SPCR conformes aux spécifications ont été testées, ce qui a permis de confirmer la solidité de leur structure. Chacune des six SPCR possédait une solidité comparable à celle du prototype de même modèle construit par le PAMI.

Au cours de l’Année 3, des modifications ont été apportées au modèle conçu par le PAMI de manière à ce qu’il puisse être adapté à une plus vaste gamme de modèles de tracteurs Massey Ferguson. Un prototype du modèle modifié a été construit et soumis à des tests au PAMI. Alors que le programme pilote de construction de SPCR par les agriculteurs se poursuit, des plans du modèle modifié seront fournis aux agriculteurs. Il sera demandé à ces derniers de construire une SPCR qui sera ensuite testée. Si leur SPCR possède les caractéristiques techniques exigées, ils pourront construire une autre SPCR qu’ils installeront sur leur tracteur, pourvu que le modèle de ce dernier le permette.

Un moins grand nombre que prévu de SPCR ont été construites au cours de l’Année 3. Il est donc notamment prévu, au cours de l’Année 4, de construire et de tester le plus grand nombre possible de SPCR. Il se peut toutefois que le nombre total de SPCR complétées au cours du projet soit moindre que ce qui était initialement estimé.

Il a été difficile de recruter des agriculteurs possédant des modèles de tracteurs sur lesquels pouvait être installé le modèle actuel de SPCR. En conséquence, aucune SPCR n’a pu être installée sur un tracteur de ferme. Pour pallier ce problème, le modèle de SPCR a été modifié afin de pouvoir être adapté à une plus vaste gamme de modèles de tracteurs, cette gamme étant toutefois encore limitée à certains tracteurs de marque Massey Ferguson. D’autres méthodes pour recruter des agriculteurs possédant des modèles de tracteurs appropriés seront mises à profit afin que l’installation ait lieu au cours de l’année à venir.

Selon les réglementations provinciales en vigueur à travers le Canada, les SPCR doivent être conçues et réalisées conformément aux normes applicables, et comporter une vignette en faisant mention. En conséquence, il est nécessaire de mettre sur pied une procédure de certification permettant de vérifier que les SPCR construites par les agriculteurs sont conformes aux réglementations. Une telle procédure visant la certification des SPCR construites par les agriculteurs est en cours d’élaboration. Celle-ci impliquerait qu’un inspecteur vérifie que les SPCR construites par les agriculteurs ont été réalisées et installées conformément aux dessins techniques fournis. Si une SPCR répond aux exigences, l’agriculteur se verrait alors remettre une vignette qu’il apposerait sur sa SPCR afin d’indiquer et de démontrer qu’elle est certifiée.

Le programme pilote se poursuit, et ses retombées s’annoncent prometteuses. Jusqu’à présent, il a permis de démontrer qu’une inspection visuelle de la SPCR est suffisante pour vérifier sa conformité structurale. Cela signifie qu’une procédure d’inspection en vue de la certification des SPCR construite par des agriculteurs à peu de frais est possible. Cela permettra de s’assurer que ces SPCR, qui augmentent grandement la sécurité des opérateurs de vieux tracteurs, sont conformes à la réglementation.

Si le programme pilote est couronné de succès, un processus sera établi afin de mettre en place un programme national s’adressant à l’ensemble des agriculteurs.

Loading...